Alm@nak, un magazine ET un site pour enfants, qui fonctionnent ensemble

Posté le mercredi 26 décembre 2007 par Oelita, rubrique Ludique

J'ai découvert ce magazine en octobre, chez mon marchand de journaux. Alm@nak est une nouvelle revue mensuelle pour les 8-12 ans, dont le premier numéro est sorti en septembre 2007. L'éditeur est Milan Presse, un des grands éditeurs de titres pour enfants et ados, gage de sérieux.

Ce magazine a deux particularités qui m'ont attiré l'oeil, et semblent beaucoup plaire à mon garçon de 12 ans, qui n'est pas un grand lecteur, mais qui est curieux :

  • Il contient, comme un almanach, des pages pour chaque jour du mois. 1 à 2 pages par jour. Ce format a bien plus à mon fils qui ne se sent ainsi pas noyé par un magazine entier, qui sait qu'il n'a que peu de contenu à lire. C'est assez ludique comme système, et ça l'encourage à lire un peu chaque jour, sans oublier de jour non plus.
  • Il donne des codes d'accès à un site web compagnon de la revue papier. Il y a d'abord un code général qui permet au lecteur de s'inscrire sur le site en question, ou, s'il était déjà inscrit le mois précédent, de prolonger son abonnement au site. Ensuite, sur certaines pages, un code permet d'accéder à des activités particulières, ou d'obtenir un indice pour une énigme. Le site reprend le système de l'almanach du magazine, en proposant des contenus complémentaires pour chaque thème quotidien : vidéo, diaporama, petit jeu interactif, quizz.

Ecran du site Alm@nak

Les thèmes abordés sont très variés. De l'actualité, de l'histoire, de la nature, de l'art... Culture générale, en gros ! Avec aussi des sujets plus modernes comme la musique, le cinéma, les dessins animés du moment.

Mon fils est devenu bien accro, et il me tanne pour que je n'oublie pas d'acheter le numéro suivant, sinon il risque de louper des jours ! Il est inquiet car il est indiqué que le site est réservé aux moins de 13 ans, donc il a peur de se faire virer quand il les aura, en mai prochain ! Mais les plus grands sont acceptés tant qu'ils ne perturbent pas le fonctionnement du site par des contenus choquants pour les plus jeunes.

Car, en effet, le site permet aux enfants inscrits de participer activement : un forum de discussion "philo", des jeux de piste et des concours (de dessin, en ce moment). Ils annoncent la prochaine ouverture d'un agenda personnalisé permettant de gérer des favoris sur le site, et de publier articles et photos.

Voila, je trouve l'idée intéressante et créative ! Vive la complémentarité entre magazine et site web :-)

NB : les petites mascottes du magazine s'appellent Bug, Wiki et Spam !

La théorie de l'ordre de naissance dans la fratrie, vraie ou fausse ?

Posté le vendredi 14 décembre 2007 par Oelita, rubrique Psycho

Oui, il existe une théorie qui explique le caractère des gens en fonction de leur ordre de naissance. Du genre : les ainés sont responsables et sérieux, et les ptits benjamins sont fantaisistes et charmeurs.

Couverture du livreJ'ai acheté et lu avec intérêt le petit livre sorti en poche chez Marabout : Pourquoi les aînés veulent diriger le monde, et les benjamins le changer, de l'américain l'australien Michael Grose.

Comme pour les horoscopes, forcément, quand on lit les descriptifs attachés à chaque type, on retient surtout ce qui correspond : "Oh, c'est tout-à-fait ça !", et on est moins frappé par les écarts. Mais les explications justifiant ces différences de caractère sont quand même assez convaincantes sur le fond.

Ainsi, on n'est pas forcément plus exigeant avec un aîné, mais on est quand même souvent plus présent en temps. On est aussi plus attentif car on découvre le rôle de parent avec son aîné, à chaque âge. Oh, il apprend à marcher, oh il rentre à l'école, oh il faut choisir une activité extra-scolaire, oh il entre au collège, oh c'est un ado, oh il faut choisir son orientation d'études, oh il tombe amoureux, et finalement oh il part de la maison...

Bon, ok, on découvre encore des choses avec les suivants. Qui ne font pas les mêmes découvertes au même âge, qui choisissent des activité différentes, qui ne fonctionnent pas pareil à l'école, etc. Même avec le 5ème, je confirme, je découvre encore plein de choses que je n'avais pas expérimentées avant (même si je me serais passée de la découverte des urgences en pleine nuit à la cambrousse et des points de suture).

Bref, ce n'est qu'un des points abordés dans cet ouvrage intéressant et dans cette théorie (qui parle aussi des enfants uniques).

Le site DejaGrand a publié un petit dossier sur ce sujet pour en savoir plus. Dont est extrait cette question et sa réponse :

"- Le rang de naissance a t-il une répercussion sur la vie adulte ?
- Bien sûr. D’ailleurs, il est souvent amusant, dans des réunions professionnelles, de déduire la position de telle ou telle personne dans la fratrie, d’après leur façon de se comporter en groupe."

Ne vous découragez pas après votre deuxième enfant !

Posté le dimanche 9 décembre 2007 par Oelita, rubrique Psycho

En effet, un sondage exclusif fait auprès de 64 familles nombreuses (sur mon forum de Maximômes, oui :-) ) prouve que les deux premiers enfants sont le cap le plus difficile à passer :

Résultats du sondage

Le passage de 1 à 2 enfants est déclaré le moins facile. C'est bien là que la plupart des parents s'arrêtent donc !

En revanche, après le 3ème, alors là, c'est finger in the nose. :-D

Famille nombreuse et réussite sociale selon l'INSEE

Posté le lundi 3 décembre 2007 par Oelita, rubrique Socio

L'INSEE a publié en novembre sa version 2007 de "France, portrait social". Tout un chapître y est consacré au rôle entre taille de la famille et destinée sociale.

Vous pouvez consulter directement les 19 pages de ce chapître au format PDF.

A priori, la conclusion de cette étude est qu'à partir de 4 enfants, l'ascension sociale est diminuée. C'est-à-dire que par exemple dans une famille d'ouvriers, on a une moyenne de 55% d'enfants devenus ouvriers à leur tour s'il y a 4 enfants et plus, contre 36% avec 2 enfants maximum. Cette ascension sociale semble directement liée aux niveaux de diplôme atteints, plus faibles dans une famille nombreuse, à origine égale.

Ces résultats ont été repris, entre autres, dans un article du Monde, ainsi que dans un dossier de la Voix du nord (région concentrant le plus de familles nombreuses).

Sur le forum de Maximômes, les réactions ont forcément été assez vives. Clichés caricaturaux dépassés ou réalité sociale ? De toutes façons, ce ne sont que des statistiques, des moyennes...

Comme raisons possibles, les auteurs de l'étude évoquent les finances plus faibles des familles nombreuses (mère qui ne travaille pas, charges élevées) , les héritages morcelés. Mais ils parlent aussi de styles éducatifs différents, évoquant un manque de socialisation à l'extérieur de la famille, ainsi qu'un modèle rigide d'éducation, surtout dans les classes populaires.

En fin de rapport, on note cependant d'autres pistes qui me semblent plus fouillées et intéressantes.

  • D'abord, les difficultés de logement des familles nombreuses modestes les poussent dans des régions et zones défavorisées. Or, ces zones proposent des équipements socio-éducatifs plus faibles !
  • Ensuite, on peut évoquer un aspect plus "culturel" dû au choix de la famille nombreuse par les parents : "La pression éducative sur les enfants pousserait ceux des familles réduites dans le sens de la compétition et de la réussite [...] [Cette idée] conduit à distinguer des rapports diversifiés au temps et au monde, entre une forme qui, projetant moins dans l’avenir, laisse venir les évènements (et les enfants) et une attitude plus active et anticipatrice, qui vise à la maîtrise de l’avenir dans tous les aspects de l’existence.". Plus clairement, choisir d'avoir une famille nombreuse aujourd'hui est peut-être le signe de valeurs familiales moins tournées vers la réussite matérielle.

Ils notent par ailleurs que ces résultats ne sont pas nouveaux, et que les mêmes constats étaient déjà faits en 1980, et précédemment en 1950 pour les ouvriers !

Il faut quand même bien noter que ces différences entre familles nombreuses ou non sont bien moins significatives que les différences liées à l'origine sociale ou au diplôme des parents. Ce n'est pas LE critère numéro 1 de destinée sociale :-) : "Être cadre ou profession intermédiaire est avant tout favorisé par le fait d’avoir un père cadre ou profession intermédiaire, et par le fait d’avoir des parents très diplômés". Famille nombreuse ou pas.